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Eur’ORBEM, Sorbonne Université

CREE, Inalco

Département de philologie française et de traduction, Université de Tchernivtsi

en partenariat avec l’Institut ukrainien en France

Appel à communication

Colloque international

Facteurs et acteurs de la (non)réception 

de la littérature ukrainienne en France

Dates : 31 mars et 1er avril 2026
Lieux : 31 mars 2026 à l’Inalco - Maison de la Recherche (2, rue de Lille - Paris 7e), 1er avril 2026 à l’Institut d'études slaves (9, rue Michelet - Paris le 6e)
Date limite d’envoi des propositions : 31er décembre 2025

La littérature ukrainienne, longtemps restée à la marge du champ littéraire français, fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’attention. Cette réception différée est le produit d’une série de facteurs historiques, linguistiques et éditoriaux qui ont contribué à son invisibilisation. Jusqu’à récemment, l’Ukraine n’apparaissait dans l’imaginaire littéraire français que comme une province périphérique d’un espace russe plus vaste. Cette perception est l’héritage d’une histoire impériale dans laquelle l’ukrainien fut souvent minoré, interdit, ou simplement absorbé dans la catégorie plus large de la « littérature soviétique ».

Les premières traductions de la littérature ukrainienne en français, publiées sous forme de livres, datent seulement de l’époque de la République populaire ukrainienne (1917-1921), quand, d’une part, l’Ukraine obtient la possibilité de diffuser sa littérature, et, d’autre part, quand l’intérêt pour ce nouvel État, quoique éphémère, commence à se manifester en France[1]. Tel est le cas de la fameuse Anthologie de la littérature ukrainienne jusqu’au milieu du XIXe siècle, précédée un avant-propos d’Antoine Meillet. La présentation de la littérature ukrainienne faite par ce linguiste français en 1921 est toujours d’actualité plus de cent ans plus tard : 

La littérature du grand-russe est bien connue ; elle a exercé au XIXe siècle une grande action sur l’Europe. Masquée par la Russie orientale d’une part, par la Pologne de l’autre, la littérature de langue ruthène est peu connue au dehors. Le recueil qui est maintenant soumis au public fera entrevoir, pour les Russes de l’Occident, qu’on les nomme Petits-Russes, Ruthènes ou Ukrainiens, à la fois leurs vieux titres de noblesse intellectuelle et la fraîcheur, la force d’expression de la littérature des temps modernes. On verra quelle en est la savoureuse originalité.[2]

Mykhaïlo Hrouchevs’kyi, historien ukrainien et président de l’État ukrainien indépendant, établit le texte de cette anthologie au sein de l’Institut Sociologique de l’Ukraine qu’il avait créé à Prague. Édité à Paris, à Genève et à Prague, le volume rassemble des extraits de textes[3] qui font preuve de la richesse et de la vitalité de la littérature ukrainienne au cours des siècles. Cependant l’ouvrage n’a été l’objet d’aucune distribution. Ensuite, pendant plus de 30 ans, aucun auteur consacré de la littérature ukrainienne ne pénètre dans le champ littéraire français. La publication d’un unique ouvrage, en tant qu’exception, ne fait que renforcer l’invisibilisation de cette littérature en France. Exilé en France, l’écrivain ukrainien et homme politique Volodymyr Vynnytchenko — dirigeant de la Rada centrale, du premier gouvernement de l’État ukrainien indépendant — fait traduire l’un de ses romans en français et le publie à compte d’auteur[4]. L’ouvrage ne bénéficie toutefois pas d’une diffusion suffisante pour que l’on puisse parler d’une véritable réception en France.

Après la Seconde Guerre mondiale, trois origines de traductions de textes ukrainiens en langue française peuvent être distingués, bien que leur nombre demeure limité : 1/ des traductions d’écrivain·es ukrainien·nes exilé·es, mais également de textes classiques et soviétiques — principalement issus de la dissidence ukrainienne[5] — réalisées par des membres de la diaspora et publiées en dehors de l’Ukraine ; 2/ deux (sic) publications françaises d’auteurs ukrainiens parues sous l’égide de « compagnons de route » communistes, tels qu’Aragon et Guillevic ; 3/ des éditions soviétiques en langue française publiées à Kyïv par la maison d’édition « Dnipro », qui fit paraître une vingtaine de titres entre 1971 et 1990.

Dans la diaspora franco-ukrainienne, le travail de diffusion de la culture ukrainienne se poursuivait notamment dans le cadre des activités de la Société scientifique Chevtchenko, institution académique internationale fondée en 1873 à Lviv, puis déplacée à l’étranger — une antenne étant implantée à Paris — après l’occupation soviétique de l’Ukraine de l’Ouest. Ainsi, l’une de ses membres, Marie Scherrer-Dolgourouky, chercheuse en littérature à l’INALCO, entreprit en 1947 une thèse consacrée aux dumy, ces chants épiques ukrainiens relatant des événements de la période cosaque des XVIe et XVIIe siècles[6]. Elle étudia et traduisit également les œuvres poétiques de grand poètes ukrainiens – Taras Chevtchenko, d’Ivan Franko et de Maksym Rylskyi. En effet, les traductions d’auteur·es classiques de la littérature ukrainienne relèvent principalement d’initiatives individuelles, souvent publiées à compte d’auteur. C’est le cas des traductions des œuvres d’Ivan Franko et de Lessia Oukraïnka, réalisées, annotées et préfacées par Andriy Swirko, et éditées à Bruxelles, à compte d’auteur, entre 1969 et 1974[7].

Quant aux publications en prose, il s’agit principalement des œuvres d’écrivain·es exilé·es qui dénoncent les crimes soviétiques et, plus spécifiquement, le Holodomor. Ces textes n’ont pas davantage bénéficié d’une large réception. On peut citer à ce titre trois grands romans de la littérature ukrainienne : Mariya d’Oulas Samtchouk (Éd. du Sablier, 1955), Le Jardin de Gethsémani d’Ivan Bagrianyi (Nouvelles Éditions latines, 1961) et Le Prince jaune de Vassyl Barka (Gallimard, 1981). Ce dernier compte parmi les deux seul·es auteur·es ukrainien·nes publié·es par un éditeur français de premier plan avant l’indépendance de l’Ukraine. L’autre est Yuriy Yanovskyi, dont le recueil de récits Les Cavaliers fut révisé par Louis Aragon et publié dans sa collection « Littératures soviétiques » en 1957[8]. Il convient également de mentionner la parution du recueil de récits La Route et l’Hirondelle de Mykola Khvylovyi, écrivain de la même génération que Yanovskyi et témoin de la même époque des guerres d’indépendance ukrainiennes. L’ouvrage, préfacé par le dissident ukrainien Leonid Pliouchtch et traduit par Oles Masliouk-Pliouchtch, parut aux Éditions du Rocher en 1993. Tous ces titres constituent aujourd’hui de véritables raretés bibliographiques.

Les Ombres des ancêtres oubliés de Mykhaïlo Kotsioubynskyi[9] est un autre ouvrage de prose ukrainienne paru en France en 1970, à la suite du succès mondial du film soviétique Les Chevaux de feu (Sergueï Paradjanov, 1965), adaptation libre du récit de l’écrivain ukrainien. Cette traduction fut publiée par la « Première imprimerie ukrainienne en France » (P.I.U.F.), maison d’édition fondée par des Ukrainien·nes en exil. En 1964, Arkadiy Joukovskyi, alors président de la Société scientifique Chevtchenko, et Kalèna Uhryn, traductrice, y firent paraître un recueil de traductions des œuvres de Taras Chevtchenko[10]. L’année suivante, la même maison d’édition publia un recueil de poèmes d’Yevhène Malaniuk[11]. En 1967, elle fit également paraître une anthologie de prose contemporaine ukrainienne, La nouvelle vague littéraire en Ukraine. Recueil de textes (éd. Myroslawa Maslow), marquant ainsi l’un des moments forts de l’édition de la diaspora[12].

Les publications de traductions françaises réalisées en collaboration avec l’URSS paraissent, en France, exactement à la même époque. Il convient de mentionner en premier lieu le recueil de poèmes de Taras Chevtchenko (1964)[13]. Celui-ci est constitué de traductions effectuées, à partir d’une version mot-à-mot, par Eugène Guillevic, poète et membre du Parti communiste. L’ouvrage fut publié aux éditions Pierre Seghers, son paratexte étant rédigé par le poète Maksym Rylskyi et le critique littéraire Alexandre Deïtch, tous deux originaires d’Ukraine soviétique. Après le 24 février 2022, la réédition de ce recueil figure parmi les toutes premières — sinon les seules — parutions de la littérature ukrainienne classique en France. Elle a paru sous le titre Notre âme ne peut pas mourir, avec une préface du traducteur de littérature russe André Markowicz.

Une édition bilingue de poèmes de Taras Chevtchenko, publiée en France en 1964, fut suivie par une autre, éditée cette fois à Kyïv, chez le principal éditeur soviétique de littérature ukrainienne, « Dnipro », en 1978. La même année, cette maison fit également paraître des traductions de poèmes de Lessia Oukraïnka, réalisées par Henri Abril[14].

En ce qui concerne la prose, « Dnipro » publia en français des œuvres traduites par des Ukrainien·nes rapatrié·es de France (et de force) — Ginette Maxymovytch, Stanislas Dovhaniuk, Ivan Babytch — ainsi que par d’autres traducteurs et traductrices francophones : Émile Kruba, Fabienne Mariengof, Geneviève Koffman et Emma Oliïnyk. Ces sept traducteur·trices constituèrent un corpus important de traductions des œuvres classiques de la littérature ukrainienne, parmi lesquelles : celles de Hryhoriy Kvitka-Osnovianenko (Le Seigneur Khaliawski, [1839] 1990), Marko Vovtchok (Une dame instruite, [1862] 1986), Mykhaïlo Kotsioubynskyi (Nouvelles [1902-1911] 1971 ; Le prix de la liberté, [1902] 1984 ;  Fata morgana [1903] 1978), Ivan Franko (Les Chemins croisés, [1900], 1989 ;  Pour le bien-être de famille, [1892], 1987 ; Zakhar Berkout [1883], 1981), Olha Kobylianska (La Terre, [1902] 1973), Vassyl Stèfanyk (La Croix de pierre et autres nouvelles, [1900-1933] 1975), Oleksandr Dovjenko (Ma Desna enchantée, [1956] 1981).

La (re)traduction du roman d’Yuriy Yanovskyi, Les Cavaliers [1935], voit ici le jour en 1981. Chez le même « Dnipro », paraît en 1987 la poésie du poète ukrainien soviétique, Andriy Malychko[15]. Cette maison édition de l’Ukraine soviétique publie également en français des œuvres des auteurs actifs entre la fin les années 1950 et le début des années 1980 : Vassyl Kozatchenko, Vassyl, La tache blanche (1976), Mykhaïlo Stelmakh, Les cygnes qui passent... (1978), Roman Ivanytchouk, Nouvelles, (1983), Yevhène Goutsalo, Nouvelles (1984), Youriy Chtcherbak Comme à la guerre (1986). Raretés bibliographiques, ces ouvrages existent aujourd’hui en copies numériques sur internet, mais demeurent invisibles pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la littérature ukrainienne en traduction française.

Après la chute de l’URSS, la situation s’est quelque peu améliorée. En Ukraine, Dmytro Tchystiak, traducteur, poète et enseignant-chercheur à l’université Chevtchenko de Kyïv, publie des traductions de poèmes ukrainiens, dans Clarinettes solaires[16]. Cette anthologie accorde bien entendu une place de choix aux deux figures éminentes de la poésie ukrainienne : Taras Chevtchenko et Ivan Franko. Elle permet également de découvrir un grand nombre d’auteurs et autrices de poésie ukrainienne, non seulement soviétiques, mais aussi contemporains. Cependant, le genre le plus « demandé » en France est la prose, notamment le roman.

Il existe un certain nombre de traducteurs et traductrices de la prose ukrainienne contemporaine dont les textes sont disponibles en librairie. Traductrice consacrée de cette littérature, Iryna Dmytrychyn a notamment traduit plusieurs textes d’écrivain·es ukrainien·nes contemporain·es les plus connu·es en Ukraine : ceux d’Yuri Andrukhovych, de Serhii Jadan, de Maria Matios et de Sofia Andrukhovych. De même, elle a introduit en France les textes de fiction d’Oksana Zaboujko, d’Andrij Kokotukha, d’Oleg Sentsov, d’Iren Rozdoboudko, d’Haska Shyyan, d’Artem Chapeye, d’Yuliia Iliukha, de Luba Yakymtchouk (prose et poésie), Natalka Vorojbyt (théâtre) et de beaucoup d’autres auteur·es, notamment, en forme de publications des anthologies dans la collection « Présence ukrainienne qu’elle dirige chez L’Harmattan (Anthologie du Donbas, 2018 ; Tchernobyl. Vivre, Penser, Figurer, 2021) ou chez d’autres éditeurs français (Nouvelles d’Ukraine, Magellan & Cie, 2012 ; Hommage à l’Ukraine, Stock, 2022). Et cette liste n’est pas exhaustive. Il existe également un certain nombre de traductions de textes de prose d’écrivains et d’écrivaines ukrainien·nes contemporain·es[17], réalisées par d’autres traducteurs et traductrices en France (Oksana Mizerak, Nikol Dziub, Sonia Philonenko, Justine Donche-Horetska, Maria Malanchuk, Natalya Ivanishko, Alexandre Starinsky, etc.) et qui ont fait paraître ces dernières années des textes ukrainiens en français.

Pourtant, les classiques ukrainiens, notamment dans les genres de la prose et du théâtre, restent encore inaccessibles au lecteur français. Le manque de traducteurs formés directement à la langue ukrainienne, l’absence de relais éditoriaux et la prédominance des traductions indirectes ont également contribué à rendre cette littérature peu accessible au lectorat francophone. À cela s’ajoutent les logiques du marché littéraire français, qui privilégie les figures universalisées et déjà canonisées plutôt que les voix marginales ou politiquement engagées. L’Ukraine, en tant qu’entité littéraire autonome, n’était que rarement dans le collimateur des grandes maisons d’édition.

L’agression russe de 2022 a marqué un tournant brutal, révélant la dimension politique et existentielle de cette littérature. Poésie de guerre, récits de résistance, mémoire de la déportation et du Holodomor ont alors trouvé un nouvel écho. Cependant, cette soudaine visibilité soulève des enjeux éthiques : comment recevoir cette littérature sans la réduire à un simple reflet de l’actualité ? Comment garantir une traduction qui lui rende justice, tout en respectant son altérité ? Les théories d’une traduction éthique, les travaux d’Antoine Berman, de Gisèle Sapiro et de Thiphaine Samoyault, qui prônent une attention aux voix subalternes, s’avèrent ici cruciales.

Il s’agit désormais de penser la réception de la littérature ukrainienne non pas comme un phénomène conjoncturel, mais comme un chantier critique et durable impliquant les figures de traducteurs, éditeurs, libraires, critiques, universitaires et lecteurs. Autrement dit, il s’agit de faire en sorte que cette littérature ne soit plus uniquement reçue en temps de crise, mais qu’elle trouve enfin sa place dans la polyphonie littéraire mondiale.

Dans un contexte de redécouverte et de repositionnement géopolitique de l’Ukraine, ce colloque propose de réfléchir collectivement aux causes multiples et aux mécanismes complexes de la faible visibilité de la littérature ukrainienne dans l’espace littéraire et éditorial français. Bien que des œuvres ukrainiennes soient traduites et publiées en France depuis plus d’un siècle, leur circulation reste marginale, éclipsée par la prédominance du canon littéraire russe, des enjeux de traduction ou des dynamiques postcoloniales. Ce colloque a pour objectif d’interroger les médiations, les conditions de traduction et de publication, ainsi que les réceptions — ou non-réceptions — de cette littérature.

Les axes du colloque s’articulent autour de deux dimensions complémentaires : d’une part, l’analyse des facteurs structurels ayant freiné la réception de la littérature ukrainienne en France ; d’autre part, l’étude des acteurs et dynamiques contemporains qui contribuent à sa (re)mise en lumière.

 

Axe 1 : Médiation et médiateurs : initiatives privées, institutions et industries

 

Axe 2 : Formes, formats et facteurs de publication et de diffusion de la littérature ukrainienne en France

 

Axe 3 : Publics d’une littérature invisibilisée

·         Acteurs français de la sensibilisation du public à la littérature ukrainienne, pédagogie de la lecture « étrangère » (décentrée, contextualisée, ouverte au plurilinguisme).

·         Horizon d’attente français face à une littérature méconnue : attentes dominantes (formes narratives classiques, textes dépolitisés ou universalisables), habitus de lecture (non-réception de textes complexes, ancrés dans une mémoire traumatique), risque de surinterprétation ou de mésinterprétation d’un texte par manque de clés contextuelles

 

Axe 4 : Cartographie des traductions existantes et des « à-traduire »

 

Axe 5 : Enjeux linguistiques et de traduction

 

Modalités de soumission

Les propositions de communication devront inclure :

 

Organisation

§  Galyna DRANENKO, Eur’ORBEM, Sorbonne Université ; Département de philologie française et de traduction, Université nationale de Tchernivtsi

§  Iryna DMYTRYCHYN, CREE, Inalco ; Institut ukrainien en France

§  Olena STEFURAK, Département de philologie française et de traduction, Université nationale de Tchernivtsi

 

Merci d’envoyer votre proposition avant le 31er décembre 2025 aux trois organisatrices

 

galynadranenko@yahoo.fr

o.stefurak@chnu.edu.ua

idmytrychyn@noos.fr

 

Les notifications d’acceptation seront envoyées avant le 15 janvier 2026.

 

Une publication des actes est envisagée à l’issue du colloque.



[1] Serhiy Blavatskyy, « The Ukrainian Francophone Press in France (1919-1921) », Revue des études slaves, LXXXIX-3, 2018. URL : http://journals.openedition.org/res/1775

[2] Anthologie de la littérature ukrainienne jusqu’au milieu du XIXe siècle, Paris-Genève-Prague, Institut Sociologique de l’Ukraine, 1921, p. V. Il faut également mentionner une autre anthologie en langue française éditée à la même époque en Suisse : Tyszkiewicz M., La littérature ukrainienne (d’après Serge Efremov, O. Efimenko, M. Hrouchevsky et d’autres écrivains ukrainiens), Berne, Imprimerie R. Suter & Cie, 1919.

[3] Les noms des traducteurs ne sont pas mentionnés dans le volume. Cet oubli sera réparé, un siècle plus tard, dans la réédition de certaines de ces traductions dans Anthologie de la littérature ukrainienne du xie au xxe siècle (Kyïv, Éditions d’Olena Teliha, 2004).

[4] Winnitschenko Wolodymyr, Nouveau commandement, trad. de l’ukrainien par Suzanne Davont, Paris, Éditions des Presses du temps présent, 1949.

[5] Osadchyi Mykhaïlo, Cataracte, trad. de l’ukrainien, par Kaléna Uhryn, Paris, Fayard, 1974 ; Kalynets Igor, Les Baladins du sel. Samvidav, Autoédition, Change errant, 1980 ; Berdnyk Oless, La Confrérie étoilée. Recueil, trad. de l’ukrainien par Kaléna Houzar-Uhryn, Paris – Montreal, P.I.U.F. – FIDES, 1985 ; Roudenko Mykola, Poèmes choisis, trad. de l’ukrainien par Geneviève Saly, Caen, Amnesty international, Groupe 72, 1986 ; Kalynets Ihor, Le Couronnement de l’épouvantail, trad. de l’ukrainien par Roman Baboval, Beuvry, Maison de la poésie Nord-Pas-de-Calais, 1996.

[6] Marie Scherrer, Les Dumy Ukrainiennes, épopée cosaque, Paris, Librairie C. Klincksieck, 1947.

[7] Ivan Franko, Moïse, 1969 ; Poésies choisies, 1970 ; Lessia Oukraïnka, Œuvres choisies, 1970 ; Cassandre, 1973 ; L’Amphitryon de pierre, 1974.

[8] Yanovskyi Yuri, Les Cavaliers, trad. de l’ukrainien par Marguerite Aucouturier, Elyane Jacquet et P. Zankiévitch, révisée par Aragon, Paris, Gallimard, 1957.

[9] Kotsioubynskyi Mykhaïlo, Ombres des ancêtres oubliés (Les chevaux de feu), trad. de l’ukrainien par J.-C. Marcadé, suivie de Sur le rocher traduit de l’ukrainien par Ivan Hnatiuk, Paris, P.I.U.F., 1970 (réédité Les Chevaux de feu, préface et traduction de Jean-Claude Marcadé, Ed. Noir sur blanc, 2022.)

[10] Taras Chevtchenko, 1814-1861, Sa vie et son œuvre, recueil d’articles et traductions présenté par Kalena Uhryn et Arkady Joukovsky, Paris, P.I.U.F., 1964.

[11] Ewhen Malaniuk, Poésie de 1923-1953, recueil présenté par Oleh Jdanovytch, traduit par M. Maslov, O. Repetylo, Paris, Éditions P.I.U.F., 1965, 44 p. Voir https://diasporiana.org.ua/wp-content/uploads/books/21368/file.pdf 

[12] Maslow Myroslawa (éd.), La nouvelle vague littéraire en Ukraine. Recueil de textes, Paris, P.I.U.F., 1967.

[13] Tarass Chevtchenko, par Maxime Rilsky et Alexandre Deïtch, préface, traduction et choix de textes de Guillevic, Paris, Pierre Seghers, 1964.

[14] Lessia Ukraïnka, L’Espérance, Choix de poèmes, trad. par Henri Abril, Kyïv, « Dnipro », 1978.

[15] Andri Malychko, Choix de poèmes, traduit de l’ukrainien par Henri Abril, Kyïv, « Dnipro », 1987.

[16] Clarinettes solaires, anthologie de la poésie ukrainienne, par Dmytro Tchystiak, Bruxelles, IWA Bogdani, 2021.

[17] Nous parlons principalement ici des traductions de la langue ukrainienne. Les livres d’Andreï Kourkov qui ont une visibilité en France sont traduites du russe.  

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